Le jour de la libération fiscale, concept défendu par le PLD et par Contribuables Associés, est intéressant car percutant et pédagogique.
- d'abord, au-delà de la pure gabegie techno-administrative, il faut honnêtement rappeler que ces prélèvements ont pour contrepartie un certain nombre de services (école, routes, etc.) qui, si ils ne sont pas les plus efficaces possible, n'en sont pas moins existants,
- ensuite, il est difficile de comparer exactement les différents jours de libération fiscale entre Etats, puisque le périmètre de dépense varie assez nettemement (financement des assurances santé, retraite, par l'impôt, existence ou non d'une Défense Nationale de telle ou telle taille, etc.),
- enfin, et je ne serais pas d'accord du tout avec ce troisième argument, il existe une vertu transversale à toute dépense publique, son rôle d'amortisseur de crise; cette antienne, inlassablement répétée, n'a jamais fait l'objet du moindre début de preuve, en tout cas à ma connaissance.
En fin de compte, le concept de jour de libération fiscale est très vendeur, et efficace pour une communication de masse, mais son intérêt dans une discussion argumentée entre peu d'intervenants est à nuancer.
Un autre indicateur, proposé par Dominique Seux, est le jour de l'année où l'Etat commence à vivre à crédit. J'ai essayé d'établir ce chiffre rapidement grâce au site de l'Agence France Trésor, mais je me suis vite découragé, à croire que tout est fait pour cacher l'information, sur les 20 dernières années, de ce qui rentre, ce qui sort, et ce qui manque comme milliards à la fin de chaque année. Un prochain billet vous renseignera sur le sujet.

